Les lapins sont des êtres sanguinaires qui tuent des chasseurs, le soir, dans des caves

Un blog à l'esthétique contestable

28 janvier 2008

Philosophie du soir, Emmanuel Moire

Dans la vie de tout individu il y a des moments magiques où il atteint joyeux et étonné la quintessence même de son existence, la justification libératrice et jubilatoire de sa présence sur Terre, et il y a d’autres moments où il est juste avachi sur le canapé en train de regarder la rediffusion d’un match de foot nul, une bière à la main.

Et si la Ligue 1 ne comptait que 18 clubs, atteindrions-nous plus souvent la quintessence ?

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24 janvier 2008

En trois

L’autre jour, assis sur un banc près des sycomores fleurissants offrant au jour irisé les bourgeons de ma jeunesse éponyme, je me suis demandé si tout cela avait un sens.

Pyramide, je veux dire.

Est-ce que vraiment quelque part dans l’univers lointain et triste et circulaire il y a une personne autre que Laurent Broomhead qui comprend exactement ce qu’il se passait entre 11h et midi sur la deux.

Parce que finalement personne n’a jamais répondu à cette question simple «ne sommes nous pas tous les fruits mûrs et bleus et bipèdes nés du cerveau de Laurent Broomhead ? ». C’est vrai et si finalement il s’était simplement dit « brouette – fortin – substantif – ah oui bien sûr, badibuh », c’est flippant je trouve.

Prenons la Suisse par exemple, bon on peut considérer que « stratosphère – quignon – palourde – adjectif – suisse » c’est une possibilité. Mais dans ce cas la Suisse elle est plutôt vers le thalamus ou l’hippocampe dans le cerveau de Laurent ? Parce que les prix de l’immobilier sont différents selon le cas, et les impôts surtout, ils diminuent.

Et surtout comment il en est arrivé à Nicolas Sarkozy, Laurent Broomhead ? Moi je proposais peut-être en passant par « tourtière – salade mexicaine – lumignon – marzipan – hépatocyte ». Mais dans ce cas là ça pouvait aussi donner Jacky Sardou en remplaçant hépatocyte par fistule.   

En même temps je regardais les Z’amours quand je pensais ça et je me suis dit qu’on aurait été bien plus dans la merde si on était nés du cerveau de Tex.

Je vous souhaite Nelson Monfort 

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21 janvier 2008

L’ënfer c’est les øtres

            ikéa le soir quand la ville endormie pleure les cadavres célestes de ses ruines amères ikéa putain tous ces couples d’amoureux qui s’embrassent devant les tables Offenstrüh chérie que cette petite table irait bien dans le salon étanche de notre amour parfait embrasse moi là doucement sur mes lèvres si douces que cette petite lampe est charmante je t’aime aujourd’hui plus qu’hier mais moins que demain et moins que cette superbe bougie en cire fondue rouge qui est de toute beauté cependant

            et moi et moi je suis là avec ma mère ma mère putain avec sa folie du mètre il faut calculer la largeur exacte de cette table irait-elle entre ton four à micro-ondes et la poutre dans l’œil de ton voisin si tu n’as pas calculé la largeur ça ne sert à rien attends je vais quand même demander à Sven le vendeur il a l’air charmant maman on s’en fout putain on prend le bac à légumes Astrenvät et on s’en va merde vite le soir tombe sur les rayons endormis il est 21h48 putain ikéa va fermer 21h48 combien ça fait de largeur 21h48 tu as ton mètre ou pas

            les amoureux s’embrassent à la caisse ça fait 39,18 euros je t’aime mon petit chaton d’amour est ce que ça va rentrer dans la voiture le prix est tout à faite intéressant ikéa apremier sur le saumon je vais mettre la voiture en break et la vendeuse déballe son corps parfait sous son tee-shirt jaune quel putain de tee-shirt moche attends je calcule juste la hauteur exacte de ce sèche-linge Aeprvnöt peut-être qu’il rentrera sous ta hotte maman j’ai pas de hotte il faut payer ça fait toujours 39,18 euros j’espère que notre amour durera autant que la garantie de notre bibliothèque qui s’étend encore sur 15 ans bonjour monsieur regardez mon tee-shirt jaune c’est à vous la table là non attendez on est pas sûrs pour la hauteur il faut aller voir au service après-vente

            mais où tout cela nous mène donc au service après-vente bonjour Natacha pour  vous servir vous avez le numéro 53867 le service après-vente putain bonjour ça serait pour remplacer cette fourchette elle est défectueuse mais notre amour lui est indéfectible hein mon petit chéri d’amour comme un océan de bonheur sur la terre qui est bleue bleue comme un fruit trop mûr numéro 53867 non la hauteur c’est bien ça regardez c’est écrit ici non ça c’est le prix madame ah tu vois ça rentrera sous ta hotte désolé monsieur pour la fourchette on y peut rien tant pis alors on s’aimera juste d’amour et d’eau fraîche mais sans cuillère la vie est belle et bleue comme un orange

            chéri mon amour serions nous plus amoureux avec une hotte peut-être mais ikéa vient de fermer nous reviendrons demain ça y est la voiture est en break calcule la largeur de notre amour bleu comme une autoroute    

Ho pardon : … ! ? « . » » !. ! » ... - " " () . ! , , . ! .. " " " " " " () . ! ! ! . ... , , , . ! ..    

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17 janvier 2008

Salade de de fruits

Les psychologues sont des gens compétents (non ne rigolez pas, c’est après que c’est censé être drôle) et préoccupé par le devenir de leur prochain. Cependant, ils ne sont pas exhaustifs. En effet, s’ils s‘enquièrent du sort réservé aux loosers de la télé réalité, celui des malheureux perdants des jeux télévisés ne les intéressent pas.

Heureusement, LaPin TuEuR.cOm a mené l’enquête. Un dossier saisissant.

Odilon*, finaliste à Motus :

"Je revois sans cesse le moment où je sors la boule noire alors que nous avions 3 points d’avance. J’entends à chaque seconde de ma vie cette musique atroce et le rire de Thierry Becarrot. Ca été une véritable descente aux enfers : ma femme m’a quitté pour le sosie malien de Demis Roussos, mes enfants sont noirs et je suis devenu fan de Michel Sardou"

Pélagie et Barnard*, demi-finalistes aux Z’amours :

"La semaine dernière nous avons invité notre ami Crépin*, éleveur de chanteurs allemands, à dîner. Lorsqu’il a demandé où étaient les verres, Barnard a levé un panneau "Dans le tiroir de la commode grise" et moi "Dans le placard au dessus du chauffe-eau". Du coup on a du manger avec les doigts." 

Fulbert, quart de finaliste à Pyramide

"Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant de Laurent Broomhead qui n’est jamais ni tout à fait le même ni tout à fait un autre, en 3"

Michel Aliot, huitième de finaliste des chiffres et des lettres :

"Il m’est impossible de regarder la météo de France 2 le matin, sans chercher un cinq lettres avec DARTY"

Paterne*, seizième de finaliste à Question pour un champion :

"J'ai la phobie des dictionnaires, dès que j’en vois un, il me pousse un troisième bras, en mousse, et tous les jours à 18h20, je dois aller dans une maison de retraite pour faire un sacrifice humain"

Thècle*, trente-deuxième de finaliste, la roue de la fortune :

"Depuis que je rentre tous les soirs en pensant à la blonde à gros seins qui était à côté du chien moche, ma femme a constamment des migraines. Du coup je dois me satisfaire seul."

Venceslas*, soixante-quatrième de finaliste d’Attention à la marche :

"Il y a quelques mois, un ami m’a dit "Attention à la marche" en sortant du bus. Je n’ai pas pu me contrôler et je lui ai refait le nez, maintenant il a le même que Jean-Luc Reichman"

Athénogène*, division d'honneur du juste prix :

"Lorsque je ne parviens pas à déterminer le montant exact de mon chariot à Franprix, je me mets à chanter "Cuitas les patatas", en me scarifiant"

* oui, le calendrier cache des trésors de prénoms 

La semaine prochaine, toute la vérité sur la fabrication d’Harry Roselmak à partir d’huile de foie de morue.

Je vous souhaite l’oscar du prénom polonais le plus funky après celui de Lech Walesa.

Ce blog entre dans une longue période de deuil suite à la mort de Carlos. D'où le fond noir.

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16 janvier 2008

Jacques Martin

lapin

Pour ceux qui ne le savent pas j'ai quitté avec grand fracas, des larmes, des cris déchirants, une vague incontrôlable de suicides chez les wapitis, et mon cd des spices girls, et aussi une table basse ikéa mais je l'ai perdu en route donc ça compte pas trop, le monde de la blogasserie y a quelques temps, genre 3.

Cela m'a permis de me recentrer sur moi même, de découvrir mon moi profond. Ca va, il est sympa. En plus il a la wii. Par contre il est tadjik, du coup on a eu du mal à se comprendre.

Enfin je me suis surtout rendu compte que les français avaient eu raison de voter pour le nain à talonnette, parce que je me marre pas mal.

Alors je me suis dit "putain t'as pas acheté de flammeküche, qu'est ce qu'on va bouffer?", puis après "réouvre un blog", et enfin "reviens un équipe de France".

Alors j'ai mis mon short, mon maillot, mes chaussettes, la gauche d'abord, toujours, et me voilà.

Ca n'existe pas sur canalblog donc j'ai pas pu le mettre, mais ce blog sera classé dans la catégorie "Anne Roumanoff et tartiflette".

Je vous souhaite une soupe aux potiron.

Posté par Badibuh à 18:03 - La réincarnation peut salir les draps - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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